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Publié le 2015-12-10

Les émissions anthropiques de CO2 ont baissé en 2015 ...
mais sans freiner la hausse du CO2 atmosphérique !

Alain Bonnier, physicien

Les émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles vont probablement diminuer de 0,6% en 2015 après avoir connu une pause en 2014 et des hausses moyennes annuelles de 2,4% auparavant, selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change ce mois-ci. Cette nouvelle surprenante aurait, semble-t-il, stimulé les participants à la Conférence sur le climat à Paris chargés de conclure un accord sur la réduction des émissions de CO2. Cela indiquerait que les mesures déjà prises pour réduire les émissions de CO2 ont déjà commencé à porter fruits.
Première condition à remplir, selon le credo officiel, pour espérer limiter à 2ºC en 2100 l’augmentation de température globale par rapport à 1850.

Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que pendant cette année 2015 où les émissions de CO2 auraient supposément diminué, la concentration de CO2 dans l’atmosphère, elle, n’a  pas cessé d’augmenter à un ryhme sans cesse plus rapide ! En fait, comme on peut le constater à la Figure 1 ci-joint, cette concentration du CO2 atmosphérique est en continuelle croissance parabolique depuis qu’on a commencé à la mesurer en 1958 à l’Observatoire de Mauna Loa (OML) à Hawaï. Elle augmente présentement au rythme de 2,19 ppmv/an ou 0,55%/an.
Cette apparente contradiction entre la diminution des émissions de CO2 couplée à une hausse accélérée de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ne surprendra que ceux qui croient encore au rôle prépondérant des émissions de CO2 anthropiques dans l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique. Au point de considérer ces émissions anthropiques comme le premier responsable du réchauffement climatique.
En fait ce qu’on sait depuis longtemps mais qu’on oublie souvent de mentionner, c’est que l’activité humaine (combustion fossile, industrie, etc.) ne compte que pour 4% du carbone total émis dans l’atmosphère. Pour le reste, selon la NASA (Voir Figure 2), 42% des émissions proviennent du dégazage des océans, 27% de la respiration microbienne et 27% de la respiration des végétaux. Ces données sont corroborées par une autre mesure de l’OML — celle du ratio isotopique 13C/12C — qui montre que le CO2 d’origine anthropique provenant des combustibles fossiles représente moins de 5% de l’ensemble du CO2 présent dans l’atmosphère.
Pour ce qui est du réchauffement dû à l’effet de serre du CO2, la nature ne fait aucune distinction entre le CO2 anthropique et celui qui ne l’est pas. Et si responsabilité humaine il y a, cette responsabilité ne saurait outrepasser ce 5%.
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